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Les Notes de Jorge Vendrell: Dubaï et Caracas, Visage et croix de la macroéconomie circulaire

Dubaï et Caracas, deux villes pétrolières qui partaient avec des possibilités similaires de croissance économique au début des années 90, ont fini par incarner deux pôles opposés représentant le visage et la croix de la Macroéconomie circulaire, qu’incarnent El Burj Khalifa et la Tour de David, deux symboles architecturaux du succès et de l’échec de leurs politiques économiques. Le Burj Khalifa de Dubaï représente le visage de la macroéconomie circulaire. Le Burj Khalifa est le bâtiment le plus haut et le plus luxueux du monde, un exploit architectural de 825 mètres d’altitude avec 51 remontées mécaniques, qui atteignent une vitesse de pointe de 18
mètres par seconde. Il est rembourré par plus de 26 000 panneaux à double verre thermodés à très haute performance, dont les vitres extérieures rejettent jusqu’à 80% du rayonnement social, qui, combinés aux intérieurs à faible émission, confèrent au bâtiment une efficacité énergétique de très haut rendement, qui réduit la consommation d’énergie et les coûts de climatisation du bâtiment.

 

La Tour de David, de Caracas, est certainement la croix. Un projet de David Brillembourg, président du groupe financier Cofinanzas,qui, après sa faillite en 1994, n’est pas concluant. La Tour, de 45 étages de haut
construite comme un point de repère de la grandeur vénézuélienne, est devenue la plus haute ville perdue du monde. Guillermo Barrios, doyen de l’architecture à l’Université centrale, a déclaré: «Chaque régime a son
imprimatur, son icône, et je ne doute pas que l’icône architecturale de ce régime soit la Tour de David. Il incarne la politique urbaine de ce régime, qui peut être définie par la confiscation, l’expropriation, l’incapacité gouvernementale et le recours à la violence.»

DUBAÏ ET CARACAS: POURQUOI DEUX VILLES QUI PARTAIENT AVEC DES POSSIBILITÉS DE
CROISSANCE SIMILAIRES ONT-ELLES ABOUTI À DES DESTINATIONS OPPOSÉES?

En 2016, le Venezuela figurait parmi les plus grandes réserves de pétrole au monde, triplant largement celles des Émirats arabes unis qui se trouvait en 7ème position, et qui jouit de destinations touristiques emblématiques, dont le Salto Angel, les Roques et l’île Margarita, cette dernière baignée par la mer des Caraïbes.
Émirats arabes unis est un jeune pays né en 1971, où il ne pleut que 30 jours par an, baigné de multiples tempêtes de sable qui frappent ses villes entre janvier et avril; mais même avec ses inconvénients indéniables aujourd’hui, les Émirats arabes unis représentent le monde du succès et le Venezuela celui de l’échec.
La question que l’on se pose est la suivante: pourquoi deux villes qui partaient avec des possibilités de croissance similaires ont-elles abouti à des destinations opposées? Ma réponse à cette question est la suivante:

Parce que, comme le préconise ma théorie sur le Big-Bang économique, il existe deux cycles économiques indépendants nés de la macroéconomie circulaire: l’un de croissance et l’autre de croissance. Cycles formés à leur
tour par deux boucles qui seront rétroaction indéfiniment tant que leurs déterminants restent stables, produisant par un big-bang économique sans fin capable de dissimuler l’économie d’un pays au ciel, ou de la
descendre en enfer,lorsque ces mêmes déterminants sont instables.

  • ·Le premier cycle, celui de la croissance, se compose d’une double boucle « emploi-PIB, pib-emploi » et c’est celui qui règne depuis plus de 30 ans à Dubaï et qui est responsable du sommet de l’économie mondiale aux Émirats arabes unis.

Le deuxième cycle, celui de la croissance, se compose d’une autre double boucle, mais cette fois, de « chômage baisse pib et baisse pib-chômage » qui a été en cours de réévaluation du sort de Caracas depuis 1989, il ya plus de 30 ans, et est responsable de la descente du Venezuela dans l’enfer de l’économie mondiale, qui a bénéficié de l’aide inestimable des politiques liquidatives du FMI qui a abouti à Caracazo en 1989. «Des pays qui, avec des richesses similaires, pourraient entamer des chemins opposés en fonction de la stabilité ou de l’instabilité à long terme des déterminants du PIB et de l’emploi, qui serait corroborée par deux villes comme Dubaï et Caracas; en atteignant la première le plus grand développement économique d’une ville de l’histoire, et la seconde un effondrement économique historique sans précédent d’une capitale en temps de paix. »

DUBAI: un Big-Bang économique à la suite du « déversement économique de l’emploi »

                                                         

Au vu des jalons économiques réalisés par le prince Mohamed bin Rashid Al Maktum à Dubaï et le cheikh Jeque Jalifa Bin Zayed Al Nahayan, ils devraient être reconnus par les prix nobel économiques, être un
exemple d’efficacité économique qu’une ville et un pays peuvent obtenir en appliquant la macroéconomie
circulaire, déclenchant un Big-Bang économique à la suite du « déversement économique de l’emploi » qui
agit comme un navire communicateur entre le pib et l’emploi, mais aussi entre l’emploi et le PIB; en fondant la croissance du PIB sur la croissance de l’emploi et vice versa et pas seulement sur la compétitivité, qui agit dans la plupart des cas comme source de délocalisation en produisant un déséquilibre dans l’activité économique qui affectera la baisse de l’emploi et une réduction du niveau d’acquisition de ceux qui perdent leur emploi, ce
qui a un impact négatif sur la consommation globale et que la macroéconomie traditionnelle tend à oublier.

Si l’on prend pour effet l’existence des deux cycles économiques, l’un de croissance et l’autre de croissance, comme le préconise la Macroéconomie circulaire et comme le montrent Dubaï et Caracas, la question fondamentale à laquelle il faudrait répondre est la suivante: comment peut-on passer d’un cycle à l’autre? Pour répondre à cette question, Il n’y a rien de mieux que de découvrir pourquoi deux économies similaires
comme Dubaï et Caracas ont évolué de façon si disparate, se reflétant l’une le visage et l’autre la croix de la macroéconomie circulaire.

La compétitivité doit s’efforcer d’accroître la concurrence, et donc par la création d’entreprises et la mise en oeuvre de politiques monétaires, fiscales et de travail appropriées, qui agissent en stimulant la
création d’emplois et contribuent à une croissance durable, évitant ainsi les crises cycliques, et non par la délocalisation incontrôlée.

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