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La Cemac reporte l’interdiction d’exporter les grumes en 2022 à 2023, ceci pour laisser mûrir les projets de transformation locale

L’application de la décision d’interdire les exportations du bois en grume par les six pays de la Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Tchad, RCA et Guinée équatoriale) lors de la visioconférence présidée par le Camerounais Jules Doret Ndongo, le 18 septembre, une réunion des ministres en charge des Forêts, de l’Industrie et de l’Environnement d’Afrique centrale, avaient pris la décision interdire l’exportation de bois sous forme de grumes par tous les pays du bassin du Congo à compter du 1er janvier 2022, cette décision ne sera pas effective comme il était initialement prévu. Elle a été reportée pour Janvier 2023.

C’est l’information qui ressort d’une réunion des ministres en charge des Forêts, de l’Industrie, de l’Environnement, de l’Économie, de la Planification, des Finances et du Budget des États membres de la Cemac et de la RD Congo, qui a eu lieu le 28 juillet 2021 par visioconférence. Préparée par Daniel Ona Ondo, le président de la Commission de la Cemac, cette réunion était présidée par Paul Tasong, le ministre délégué auprès du ministre camerounais de l’Économie.

Les pays de la Cemac entendent instaurer une période transitoire allant de janvier à décembre 2022, afin de procéder aux études préalables de maturation des projets d’investissements dans la transformation du bois, retenus dans le cadre de la première phase du processus d’interdiction des exportations du bois en grume dans cet espace communautaire.

En plus de la maturation des projets d’investissements, c’est ajournement de l’interdiction des exportations des grumes produites dans la zone Cemac va permettre aux exploitants forestiers de mieux s’arrimer à la nouvelle donne, avec l’accompagnement de la Commission de la Cemac. « De janvier à décembre 2022, pour éviter que le changement de paradigme soit brutal et mette les entreprises du secteur en difficulté, la Commission de la Cemac a pris sur elle la responsabilité d’accompagner les États pour faciliter ledit changement. Elle va financer avec l’appui de la BAD, l’élaboration des études de faisabilité sur les 28 projets identifiés, afin de juger de leur maturité. Un dispositif régional de fiscalité forestière harmonisé est prévu, ainsi que l’évaluation des mesures de soutien aux entreprises », déclare Duval Antoine Dembi.

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