IntelligencesLes Notes de Jorge Vendrell

Analyse: Evolution du marché mobilier de l’Afrique Centrale

Différence entre actionnaires et obligationnistes

Pour ceux qui ne sont pas habitués aux termes de l’échange, la première chose qu’ils devraient savoir est de faire la distinction est entre actionnaires et obligationnistes.

Les premiers, les actionnaires, deviennent par l’achat d’actions les propriétaires de la partie aliquote qu’ils ont acquise, recevant dans la plupart des cas une rémunération, ou dividende annuel, en récompense de leur investissement, qui s’accompagnera en outre d’une réévaluation ou d’une dévaluation du cours de l’action qui dépendra des bénéfices attendus de la société pour les mois à venir.

Les seconds, les obligationnistes, sont en réalité des prêteurs qui laissent l’argent à la compagnie à un taux fixe ou variable en fonction des conditions d’émission des obligations, et qui leur sont remboursés par coupons jusqu’à leur remboursement total.

Les actionnaires et les investisseurs sont des investisseurs et risquent donc de perdre leur investissement si l’entreprise dans laquelle ils ont investi faisait faillite.

ANALYSE DE L’ÉVOLUTION DU MARCHÉ MOBILIER DE L’AFRIQUE CENTRALE

Marché des actions

Pour calculer l’évolution de toute action, la première chose que nous devrions analyser est de savoir si celles-ci ont été réévaluées ou dévaluées.

Étant donné que la valeur nominale d’une action est la valeur initiale de l’émission de ces actions, « L’évolution totale de l’action »  résultera du partage de sa valeur nominale entre le résultat que nous obtenons de : sa valeur actuelle plus la somme des dividendes perçus, moins la valeur nominale et de la multiplication du résultat obtenu par 100.

Le tableau suivant donne le calcul susmentionné pour le marché Centre africain des valeurs mobilières du 7 juillet 2021:

Comme on peut le voir dans la colonne 6, le classement de rentabilité serait en tête avec une réévaluation de 377% en premier lieu par les actions SEMC, suivie par SAFACAM, SIAT GABON et SOCAPALM. Il faut dire que pour effectuer un calcul comparatif correct entre les différentes actions, il faudrait connaître la date d’émission de chaque action pour connaître « le rendement annuel par action », car ce n’est pas la même chose d’obtenir un rendement de 377% sur 10 ans que de 185% en un an.

Marché des obligations

Pour faire une analyse correcte du tableau du marché des obligations publié le 2 juillet, nous manquerions d’informations sur les caractéristiques d’émission de chacune d’entre elles.

Nous ne connaissons pas les dates d’échéance et si l’émission a été effectuée à la paire, sur la paire ou sous la paire; c’est-à-dire  si le montant à payer par l’emprunteur est égal, supérieur ou inférieur à sa valeur nominale.

Liquidité des marchés des actions et obligations du L’Afrique Centrale

Il convient de souligner que les deux marchés semblent peu liquides car ni les acheteurs ni les vendeurs ne parviennent à trouver une contrepartie et le marché des actions  qu’il faudrait qualifier de étroit. La preuve en est la demande de seulement 75 actions à l’achat qui ne parviennent pas à trouver un vendeur, et de 679 actions à vendre qui ne parviennent pas à trouver un acheteur. Il s’agit d’un marché peu liquide, très étroit et  prévisible très volatile.

« Au-delà de la conformité du marché des actions avec l’objectif de financement des entreprises qui s’y tournent, il serait intéressant de lui doter de liquidités accrues en divisant la valeur nominale de ses actions par 1000, ce qui augmenterait de la même proportion le nombre d’actions, augmentant l’offre et la demande de celles-ci en la rendant  plus  attrayante pour les  investisseurs,ce qui augmenterait le volume des transactions. »

Jorge Vendrell

World Economy Development Center

www.wed-center.com

 

 

 

 

 

 

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