Actualités

ALIKO DANGOTE DANS LE PHOSPHATE ET LA POTASSE.

ALIKO DANGOTE DANS LE PHOSPHATE
ET LA POTASSE.

Le président Denis Sassou N’Guesso a reçu en audience, l’homme d’affaires
nigérian, Aliko Dangote, le 21 août à Oyo. Au cours de l’entretien, Aliko
Dangoté a exprimé son vœu d’investir dans l’exploitation de la potasse et
du phosphate.
« Dangoté », ce nom est désormais une marque de fabrique pour les
congolais, à travers le ciment qui sort de son usine et estampillé de ce
patronyme. Et l’homme d’affaires ne compte pas s’arrêter là, au Congo qui
prône désormais la diversification de l’économie.
« Nous avons échangé sur les investissements. Nous avons investi trois cent
vingt millions de dollars dans le ciment au Congo », a-t-il indiqué faisant
référence à la cimenterie de Yamba., dans le département de la Bouenza.
Selon l’homme d’affaires nigérian, cette usine d’une capacité de production
annuelle de 1,5 million de tonnes, est la plus grande de la Communauté
Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale.
« Aujourd’hui, nous envisageons de réaliser de grands investissements dans
la potasse, le phosphate et si possible l’ammoniac comme nous l’avons fait
au Nigeria. Nous avons confiance au Congo. Il s’agit de grandes industries
qui vont créer beaucoup d’emplois et des échanges avec l’extérieur », a
expliqué Aliko Dangote.

RDC
COMMENT L’ENTRÉE DE LA RDC DANS L’EAC VA TRANSFORMER LA RÉGION?

La République Démocratique du Congo a demandé à rejoindre la
Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) afin de potentiellement élargir les
frontières de ce bloc commercial jusqu’à la côte atlantique de l’Afrique. Cette demande intervient après plusieurs mois de pourparlers entre le président de la RDC, Felix Tshisekedi, et le président du Rwanda, Paul Kagame, président de la Communauté de l’Afrique de l’Est. Des sources proches des pourparlers diplomatiques qui ont précédés la demande officielle indiquent que la plupart des États membres de l’EAC sont enthousiastes à l’égard de l’adhésion de la RDC. La RDC a officiellement annoncé son intention de rejoindre la CAE dans une lettre datée du 8 juin adressée au président Kagame. Kinshasa a indiqué que sa volonté de rejoindre le bloc était dans le but du renforcement de ses relations commerciales avec la région. En réponse, le président Kagame a demandé au secrétariat de la CAE de soumettre la demande de la République Démocratique du Congo à la discussion, lors du prochain sommet des chefs d’État, en novembre. Si les conditions d’admission sont remplies, les membres voteront pour son admission.
L’adhésion potentielle de ce pays d’Afrique centrale est considérée comme
un facteur décisif, compte tenu de la richesse de ses ressources naturelles et
de son immense marché de consommateurs de 81 millions de personnes.
C’est le premier producteur mondial de cobalt, l’un des principaux
composants de la fabrication de batteries rechargeables pour véhicules
électriques, et le principal producteur de cuivre d’Afrique. C’est également
un important producteur d’or, de diamants, d’uranium, decoltan, de
pétrole et d’autres métaux précieux, ce qui en fait l’un des pays les plus
riches en ressources au monde. La République démocratique du Congo
abrite également le deuxième plus long fleuve du monde, le Congo, de
vastes étendues de sol fertiles, ce qui en fait potentiellement l’un des plus
grands producteurs agricoles du monde. L’adhésion de la République
démocratique du Congo à la CAE, si elle est accélérée et pleinement
intégrée au moyen d’infrastructures clées, laisse également présager un
pilier opportun, non seulement pour la région, mais également pour la
plus grande zone de libre-échange continentale de I’ Afrique. «L’affiliation
en République démocratique du Congo offre la possibilité d’ouvrir un
vaste corridor de commerce et de communication en plein centre de
l’Afrique, de l’océan Indien à l’océan Atlantique», a déclaré Jeremiah Owiti,
analyste politique basé à Nairobi. Depuis son entrée en fonction en janvier,
le président Tshisekedi a manifesté un vif intérêt pour la CAE et a rendu
visite à cinq États membres ­ le Burundi, le Kenya, le Rwanda, l’Ouganda et
la Tanzanie. Il a même joué un rôle de médiateur dans le différend entre le
Rwanda et l’Ouganda.

CAMEROUN
03 RÉGIONS DÉCLARÉES « ZONES ÉCONOMIQUEMENT SINISTRÉES »

En vue d’attirer des investisseurs, le Cameroun déclare trois régions «
zones économiquement sinistrées » Selon un décret rendu public le 2
septembre 2019 par le Premier ministre camerounais, Joseph Dion Ngute
(photo), les régions de l’Extrême-Nord, du Nord-ouest et du Sud-ouest
sont officiellement déclarées « zones économiquement sinistrées » Ce
statut, selon les textes en vigueur dans Ie pays, permet à l’État d’offrir des
incitations diverses aux entreprises désireuses de s’installer dans ces zones
touchées par l’insécurité. Ces incitations prennent la forme d’exonération
d’impôts pendant une période de 3 ans. Pour rappel, depuis 2013, la région
de l’Extrême-Nord du Cameroun est victime des attaques des membres de
la secte islamiste nigériane Boko Haram, dont les incursions meurtrières
ont pratiquement lessivées le maigre tissu économique de cette partie du
Cameroun.

FISCALITÉ

Togo. Une plateforme commune d’échange de renseignements fiscaux pour les administrations fiscales Africaines:

« Aujourd’hui, aucune administration ne peut évoluer seule», c’est par ce
constat basique qu’Essowa vana Adoyi, commissaire des impôts à l’Office
togolais des recettes (OTR), a introduit la nécessité de coopération entre les
administrations fiscales africaines. A la faveur de la 3e réunion consultative
des autorités compétentes du Forum africain des administrations fiscales
(ATAF) qui s’est tenu en aout dans la capitale togolaise, l’importance des
échanges de renseignements à des fins fiscales a été rappelée avec force.
En effet, les administrations fiscales africaines misent sur les échanges
de renseignements pour optimiser la mobilisation des recettes. Afin de
favoriser les échanges de renseignements à des fins fiscales entre pays
membres de son réseau, l’ATAF a installé une plateforme que la réunion
de Lomé a permis, entre autres, de revoir le besoin de coopération en
matière de renseignements à des fins fiscales est justifié par la nécessité
pour les administrations fiscales africaines d’optimiser les recettes
fiscales, dans un contexte d’accroissement sans cesse des charges des
Etats, explique Essowa vana Adoyi. Plus concrètement, le partage
des meilleures pratiques en matière de renseignements fiscaux et les
échanges d’informations fiscales ont pour but ultime d’appliquer l’impôt
prévu à toute opération imposable.« Aucun revenu ne doit échapper à
l’administration fiscale sauf s’il en est exonéré ».Or, « si les administrations
fiscales ne s’entendent pas pour échanger le maximum de renseignements
fiscaux, plusieurs opérations susceptibles d’être imposées pourraient leur
échapper», a indiqué le commissaire des impôts. Ce qui, à terme, devrait
avoir des incidences sur leurs performances en matière de mobilisation
des recettes.

ÉCONOMIE

FRANC CFA. La BEAC va mettre en circulation de nouveaux billets dans les six Etats de la CEMAC

Ils vont remplacer les petites coupures (500, 1 000 et 2 000 FCFA) et des
grosses (5 000 et 10 000) actuellement utilisées dans le circuit économique
de la sous région.
L’information a été révélée au terme d’une session ordinaire du comité
ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (Umac), le 2 octobre
2019 à Yaoundé. En novembre prochain, la Banque des Etats de l’Afrique
centrale (Beac), va mettre en circulation de nouveaux billets de banque
dans les six Etats (Cameroun, Gabon, Centrafrique, Tchad, Congo, Guinée-
équatoriale) de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique
centrale (Cemac).
Le Comité ministériel de l’Umac précise que « conformément à l’article 33
des statuts de la Beac, il engage le gouvernement de la Banque à finaliser les
travaux nécessaires à la création et à la mise en circulation progressive de
cette nouvelle gamme, dans les meilleurs délais possible ». Cette nouvelle
gamme, apprend-on, sera mise en circulation en même temps que de
nouvelles pièces de monnaie en novembre 2019.
Elle interviendra 16 ans après la mise en circulation des billets actuellement utilisés, qui devraient, selon la Beac, être retirés du circuit après 10 ans, soit en 2013. Mais il fallait avoir le quitus des six Etats membres de la banque. C’est désormais chose faite.

CEMAC. La Cemac prépare l’entrée en bourse forcée de certaines entreprises exerçant dans la sous-région.

Le Comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale
(Umac), réuni le 2 octobre dernier à Yaoundé, « a adopté le règlement
relatif à l’introduction en bourse des participations des États et de leurs
démembrements, dans les entreprises exerçant dans la Cemac », peut-on
lire dans le communiqué final des travaux.
Cet instrument, non rendu public pour l’instant, est destiné, selon le
même communiqué, « à accompagner la seconde phase du processus
d’unification du marché financier de la Cemac ». Cette seconde phase vise
la dynamisation de la bourse unifiée conformément à l’article 8 de l’Acte
additionnel du 19 février 2018.
Cet article donne aux États membres de la Cemac jusqu’au 19 février
2020, pour « procéder à la cession partielle ou totale en bourse de leurs
participations dans le capital d’entreprises publiques, parapubliques,
ou issues de partenariat public-privé, notamment dans le cadre de
programme de privatisation ».

Congo. BAD et UA financent 4,8 millions USD pour installer le secrétariat de la ZLEC

Le groupe de la Banque africaine de développement (BAD) et l’Union
Africaine (UA) ont signé, ce 8 août 2019, un accord de subvention de
4,8 millions de dollars pour la mise en place du secrétariat de la Zone
de libre-échange continentale africain (ZLEC). Albert Muchanga,
commissaire au Commerce et à l’industrie de l’Union africaine, et Andoh
O. Mensah, représentant le directeur du département du Développement
de l’industrie et du commerce de la Banque africaine ont tour à tour
apposé leurs signatures sur le contrat de subvention. Ces fonds chiffrés à
4,8 millions USD seront utilisés judicieusement pour accompagner les
protocoles relatifs à la structure et au mandat du secrétariat de la ZLEC qui
aura son siège à Accra au Ghana. Son accord a été approuvé par le Conseil
d’administration de la Banque le 1er avril 2019 et il entre dans le cadre
des actions menées par l’institution pour accélérer la mise en œuvre de I’
Accord de libre-échange, véritable levier de la transformation économique
du continent et l’intégration des 55 pays. Des dirigeants africains se sont
réunis en juillet 2019 à Niamey, au Niger. A cette occasion, ils ont lancé la
phase de mise en œuvre de l’accord de libre-échange conclu en mars 2018.
À l’heure actuelle, 54 États ont signé l’accord et sont sur le point d’entamer
des négociations officielles avant la mise en œuvre effective de l’accord,
prévue en juillet 2020.L’accord de libre-échange continental, réunissant 55
pays africains dont le produit intérieur brut total dépasse 2 500 milliards de
dollars, a l’ambition d’aider le continent à créer la plus grande zone de libre échange au monde. C’est un atout puissant d’intégration qui peut relever
le niveau du commerce intra-africain, estimé actuellement à environ 16
%.L’accord commercial, quant à lui, devrait permettre d’augmenter les
échanges intra-africains jusqu’à 35 milliards de dollars par an, faciliter la
circulation des biens, des services et des personnes sur tout le continent
et réduire les importations de 10 milliards de dollars, tout en stimulant
les exportations agricoles et industrielles, respectivement de 7 % et 5 %.«
L’accord contribuera à stabiliser les pays africains, et ainsi permettre aux
petites et moyennes entreprises de prospérer. Il permettra également
d’accélérer le processus d’industrialisation du continent et ainsi sortir des
millions de personnes de la pauvreté », a souligné Andoh O. Mensah de
la Banque Africaine.

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